La réglementation des agences de voyages va être revue

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PAPEETE, le 20 août 2015. Les textes en vigueur sur les agences de voyages et les bureaux d’excursions datent de 1987. Or les métiers –et les responsabilités- ont changé. La nouvelle réglementation devra veiller à garantir la protection du touriste-consommateur.

Mercredi, le ministre en charge du Tourisme a présenté au Conseil des ministres un projet de refonte de la réglementation relative aux agences de voyages et bureaux d’excursions. Les agences de voyages (AGV) et les bureaux d’excursions (BEX) sont les intermédiaires entre l’offre des prestataires touristiques et la demande des touristes. La commercialisation de forfaits occupe encore une place prépondérante dans le tourisme en Polynésie française. Les touristes achètent majoritairement un voyage « clé en main ». 66 % des touristes qui séjournent en Polynésie française le font dans le cadre d’un forfait touristique pour une dépense locale de 28 milliards Fcfp, selon l’enquête « dépenses touristiques 2013 » de l’ISPF (Institut de la statistique de Polynésie française).

Dans ce contexte de consommation de produits de voyage, les agences de voyages locales sont des intermédiaires locaux, dans leur activité « réceptive ». Cette profession est strictement réglementée avec un niveau de professionnalisme obligatoire et la mise en œuvre d’une garantie financière en cas de défaillance ou de dysfonctionnement. Un encadrement qui doit être maintenu pour garantir la protection du consommateur-touriste et se prémunir contre un risque d’effondrement massif en cas de défaillance ou de dysfonctionnement d’une agence de voyages ou d’un bureau d’excursions. Une défaillance majeure pèserait ensuite négativement sur l’attractivité de notre destination auprès des professionnels du tourisme internationaux.

Le constat de la nécessité d’une refonte de la réglementation sur les activités touristiques, datant de 1987, a déjà été dressé. Des travaux avaient été entamés en 2011 puis interrompus. Les enjeux économiques devront notamment être pris en compte sur le plan tant de la concurrence entre professionnels que du développement économique pour la Polynésie française. Cette refonte réglementaire sera également un outil d’accompagnement au développement du secteur touristique. Elle se réalisera dans un périmètre d’action redéfini non seulement au niveau des catégories de licences (bureaux d’activités des hôtels, conciergerie, événementiel, etc.) et des conditions d’accès notamment pour l’aptitude professionnelle et la garantie financière.

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Source:: Thaïti info

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