Université : à Tahiti aussi la première année de licence est une hécatombe

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PAPEETE, 11 septembre 2015 – Les statistiques officielles publiées par le ministère de l’Education nationale placent l’Université de Polynésie française (UPF) parmi les neuf dernières du classement national au regard du taux de passage en deuxième année.

Le ministère de l’Education nationale publie le classement comparatif des universités françaises à l’aune des taux de passage de leurs étudiants en deuxième année de licence. L’UPF est parmi celles qui présentent les plus mauvais chiffres. Avec un taux de passage de 29,2% lors de l’année universitaire 2012-2013 elle se situe en 67e position sur les 76 universités françaises. Ce classement place Tahiti devant les universités de Lille 3 (28,4%), d’Evry Val d’Essone (27,9%), de Le Havre (27,6%), de Lille 2 (26,4%), de Nîmes (24,7%), de La Réunion (20,5%), de Nouvelle Calédonie (18,7%) ou encore d’Antilles Guyane (17,9%) tandis que la moyenne nationale est de 39,6%.

Un classement jugé « sans intérêt » et « très démagogique » par Eric Conte, le président de l’Université de Polynésie française. « Les gens finissent par penser que l’on est une mauvaise université ; mais cela n’a rien à voir« , a-t-il vivement réagi, interrogé au sujet de ces résultats. « Chaque année je m’efforce d’expliquer que ces statistiques s’entendent, pour la Polynésie, quand on a quatre fois plus de bac Pro ou Techno que la moyenne des autres universités, que l’on accueille tous les étudiants qui n’ont pas été reçus en BTS parce qu’on a l’obligation d’accepter tous les bacheliers qui souhaitent s’inscrire et que pratiquement 50% des élèves de première année ne se présentent par aux examens. Mais il est utile de considérer aussi que chaque année, de l’autre côté, plus de 400 étudiants obtiennent leur Licence. Parce que l’on est aussi bon qu’une petite université française de notre taille, comme celle de Nîmes ou du Havre. Les étudiants qui travaillent reçoivent leur diplôme. La question au fond c’est : Est-on utile à la Polynésie ou pas ? Je crois que oui« .

Les départs de l’université à l’issue d’une première année manquée concernent la majorité des bacheliers professionnels (60 %) et technologiques (50 %), alors que seulement 20 % des bacheliers font ce choix, constate en effet l’analyse de ce classement. « Ces abandons ne sont pas obligatoirement synonymes d’échecs, souhaite souligner le ministère. Une partie des étudiants concernés se réorientent vers des filières non universitaires : sciences, technologies et santé (STS), écoles d’ingénieur, de management, de santé ou d’arts« .

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Source:: Thaiti info

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