Initiée par Calédonie ensemble, la plateforme est moribonde

0
Share Button

Le discours de Pierre Frogier, lors de l’examen au Sénat du projet de révision de la loi organique pour y intégrer l’accord politique sur l’inscription des natifs sur la liste référendaire, signe-t-il l’acte de décès de la plateforme ? Une plateforme hâtivement conçue par Calédonie ensemble entre les deux tours des législatives pour barrer la route à Sonia Backes. Et qu’avait rejoint le Rassemblement contre la promesse de réélection de son sénateur. Pierre Frogier réélu, toute honte bue ; le temps a passé mais la plateforme n’a pas trouvé sa place sur l’échiquier politique. Si ce n’est pour réélire Philippe Germain à la présidence du gouvernement.

Effacé des médias au profit de la logique plateformiste imposée par Calédonie ensemble, le patron du Rassemblement prend ses distances. Certainement lassé de souscrire par son silence aux dérives nationalistes de Philippe Gomès et à ses velléités de  » souveraineté partagée ». Aussi quand le sénateur Frogier martèle à la tribune de la haute assemblée,  » La France ou l’indépendance ? L’indépendance ou la France ? C’est le choix que les Calédoniens auront à faire avant la fin de cette année », il rejoint en tout point, mais avec une bonne année de retard, le credo des Républicains calédoniens.

Quand le sénateur accuse le haut-commissaire d’abriter des discussions sur l’option  » indépendance ou partage de souveraineté », il siffle un hors-jeu pour  » l’État qui n’a, par définition, aucune légitimité pour préparer l’indépendance, tout simplement parce que l’indépendance, c’est la fin du lien politique et juridique avec la France ». Et chemin faisant, il rejoint encore une fois en tout point les positions du parti de Sonia Backes.

Quand il somme l’État, «  de préciser le cadre politique des groupes de travail animés par le représentant de l’État en Nouvelle-Calédonie : préparons-nous aussi l’indépendance ou une solution qui s’y apparenterait ? », il s’oppose frontalement aux manœuvres de coulisses orchestrées par Calédonie ensemble.

En clair et après ce énième revirement du sénateur Frogier, la plateforme est politiquement morte l’après-midi du 13 février au Palais du Luxembourg. Elle aura cependant rempli son office : exclure (provisoirement) Sonia Backes et son parti du jeu et offrir des postes à chacun de ses signataires. Les dupés ont été les Calédoniens.

L.N.

Source:: DNC

Commentaires

commentaires

Comments are closed.