Des champignons pour sauver notre milieu

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Thomas Crossay, étudiant de l’UNC, s’est penché sur les champignons mycorhiziens et leurs propriétés dans la restauration écologique des milieux dégradés et pour l’agriculture. Il soutiendra sa thèse à l’Université le 26 février.

La thèse intitulée :  » Caractérisation taxonomique des champignons mycorhiziens à arbuscules natifs des sols ultramafiques de Nouvelle-Calédonie ; analyse de leur synergie permettant l’adaptation des plantes à ces milieux extrêmes » aura pour l’objectif de démontrer qu’il est possible de s’aider des champignons pour restaurer le milieu calédonien. La croissance de la société est fortement liée à l’exploitation minière, mais aussi agricole pour trouver les ressources indispensables à ses besoins. L’exploitation minière détruit les écosystèmes présents sur les zones exploitées, ce qui conduit à la disparition de nombreuses populations animales, végétales et microbiennes, voire certaines espèces entières. Pour éviter cette perte de biodiversité et les pollutions engendrées par ces activités, des programmes de restauration écologique doivent être mis en place.

En Nouvelle-Calédonie, la plupart des gîtes métallifères se trouvent dans les manteaux d’altération latéritique où les sols ultramafiques issus de ces manteaux d’altération ont des teneurs élevées en métaux et des carences en éléments essentiels. Une des solutions les plus prometteuses pour la restauration écologique des milieux dégradés, mais aussi pour l’agriculture, serait l’utilisation des champignons mycorhiziens. Ce sera donc la teneur de la thèse de Thomas Crossay.

Sauver nos sols avec des champignons

Les champignons mycorhiziens ont déjà prouvé leur e cacité dans des contextes écologiques et agronomiques en limitant les apports d’intrants chimiques (pesticides, N, P, K) et en conférant aux plantes une meilleure nutrition minérale et une tolérance au stress biotique et abiotique du milieu. Parmi les associations plantes-champignons, la plus fréquente fait intervenir les champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA). L’étude réalisée ici part de l’hypothèse que chaque CMA pourrait avoir des propriétés lui permettant de réduire une ou quelques contraintes et permettre ainsi à la plante de s’adapter et se développer de façon optimale dans les sols extrêmes de Calédonie, touchés notamment par l’activité minière. La co-inoculation de ces différentes nouvelles espèces de CMA natives des sols ultramafiques de Nouvelle-Calédonie permet une grande amélioration de la croissance des plantes et de leur adaptation à ces milieux extrêmes. Thomas Crossay soutiendra ses travaux à l’UNC le 26 février à 18h00.

C.S

Source:: DNC

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