Calédonie française : Valls pour ! Qu’en dira Macron ?

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Ainsi, Manuel Valls est-il favorable à une Nouvelle-Calédonie française, dernière représentante de l’Union européenne en Océanie, après le Brexit. Débarrassé de son étiquette socialiste et redevenu simple député, l’ancien Premier ministre a fait connaître son  » choix à titre personnel » lors des Essentiels du Congrès.  » Plus je vieillis, plus je suis patriote et républicain. Moi qui suis né non français ! », ironise Manuel Valls. Il rejoint ici son rapporteur de la mission pour l’avenir du territoire, Christian Jacob, qui, en sa qualité de chef de groupe des députés Les Républicains à l’Assemblée nationale, n’a jamais fait mystère de son engagement pour le maintien de la Calédonie dans la France.

Mieux encore et ensemble, ils invitent l’Etat et donc le Président Emmanuel Macron, toujours attendu en avril ou mai, à faire connaître sa préférence… lui, qui a toujours décrété qu’il  » respectera le choix des Calédoniens, quel qu’il soit ». Or, on imagine difficilement Manuel Valls, qui se targue d’avoir rejoint le parti de la majorité présidentielle, lancer une telle supplique à l’Elysée, sans en avoir longuement débattu avec son locataire. Peser le pour et le contre, le ceci et en même temps le cela, comme on aime le faire chez les marcheurs de la République.

Les propos de Manuel Valls dépassent, c’est certain, la prudence du Premier ministre, Edouard Philippe, sur le territoire fin 2017. Marquent-ils une probable inflexion du discours macronien sur la Calédonie ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que tous les loyalistes l’y invitent.

L.N.

Source:: DNC

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