Teipora noni s’attaque au marché américain

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PAPEETE, le 17 août – L’entreprise polynésienne Teipora noni produit le Nony energy. Des purées de fruits à base de noni, de banane et de cassis. Née il y a bientôt dix ans, elle espère exporter sa production aux États-Unis.

Alors qu’elle s’apprête à fêter ses dix ans, l’entreprise Teipora noni produit près de sept tonnes de Noni Energy par an. « La marge de progression sur le marché local a été de 11,3% en 2014 et pour le premier semestre 2015, nous constatons une progression de 33,9%« , précise Kamakea Bambridge, directrice générale et fille du fondateur de l’entreprise Phineas Bambridge. Depuis 2011 que Taipora noni écoule sa production via le réseau de la Brasserie de Tahiti, elle voit son chiffre d’affaires grimper. Rassurée par cette évolution elle porte son regard au-delà de l’horizon, en Amérique et même en Europe. « Nous avons présenté nos produits au SIAL, le Salon de l’industrie agroalimentaire, en 2013 et, en début année, nous étions au NPEW, le Natural products expo west à Los Angeles. Les visiteurs ont été séduits. Nous envisageons donc d’exporter notre marchandise. Il nous reste à trouver des personnes de confiance sur place. »

PRODUITS NATURELS

Teipora noni propose une purée de fruits à base de nonis auxquels sont ajoutés soit de la banane, soit de la banane et du cassis. Ces purées sont sans sucre ajouté, sans conservateur ni additif. « Les nonis viennent de Raiatea« , rapporte Phineas Bambridge. « Car nous connaissons là-bas des gens sérieux qui cultivent des fruits biologiques. » L’entreprise envisage à terme une certification. « Nous travaillons avec deux ou trois exploitants en fonction de nos besoins. Ils nous livrent des fruits collectés à la main tous les quinze jours en moyenne. » Au total, Teipora noni traite une vingtaine de tonnes de nonis par an. Une fois débarquée à Tahiti, la matière première rejoint les locaux de transformation à Pirae, non loin de l’église sainte Thérèse. Les fruits sont aussitôt blanchis. Ils passent dans des pressoirs. La purée est filtrée de façon à éliminer les graines et les chiffons « ces filaments résiduels« , indique Phineas Bambridge. Puis la banane, parfois agrémentée de cassis, s’invite. « Nous avons effectué de nombreux tests avant d’obtenir la recette idéale« , se rappelle le fondateur qui précise que les amis et la famille jouent aux cobayes sans se faire faire prier. Deux autres recettes sont en cours d’étude.

UNE HISTOIRE DE FAMILLES



L’aventure Teipora noni a commencé en 1994 « quand ma mère est tombée très malade« , rapporte Phinéas Bambridge. « On était à Hawaii. On a eu recours aux services d’une masseuse et nous avons acheté du noni. Ma mère a trouvé que ça lui faisait du bien. De retour en Polynésie nous avons cherché à nous procurer le produit au noni que nous avions à Hawaii. En vain. J’ai donc cherché moi-même à faire des mélanges car elle n’aimait pas le noni pur. J’ai essayé de nombreux fruits pour atténuer le goût du fruit, de l’ananas, du corossol, de la papaye. Je prenais tout ce qu’on avait sous la main. Ça a plu et, en 2006, j’ai créé l’entreprise. Au début la purée de fruit était dans des bocaux en verre, j’ai réussi à la conditionner dans de petits pochons plus facilement transportables. » Kamakea Bambridge explique que « le noni est riche en xeronine, une enzyme qui favorise la croissance, le fonctionnement et la régularisation des cellules. Le fruit permet une régénération rapide du système immunitaire ». De fait, Phineas Bambridge lui-même a bien supporté la chimiothérapie et la radiothérapie qu’il a subit en 2009 pour venir à bout d’un cancer du pancréas.

Au fil du temps, la cible de l’entreprise s’est agrandie. Les produits ont petit à petit gagnés la sphère sportive. Les rameurs ont commencé à en consommer s’apercevant du potentiel énergétique des purées de fruit et de leur action sur la récupération. « Nous sponsorisons désormais Vaita Guillaume, le golfeur et Georges Cronsteadt, l’athlète de paddle« , annonce la famille. Depuis peu, Nony energy gagne du terrain dans les écoles. Entre janvier et juin, les élèves de cinq classes de l’école Pomare de Tahiti ont reçu un pochon tous les matins. La distribution reprendra à la rentrée. Le Groupement des établissements de Polynésie française pour la formation continue (GREPFOC) suit de près cette opération. Elle étudie des questionnaires remplis par les élèves et professeurs de cette école. Les résultats seront livrés l’année prochaine, pour les 10 ans.

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Source:: Thaïti info

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