Emmanuel Macron

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Il restera dans l’Histoire comme le plus jeune président de la République (à ce jour). Il est aussi celui qui est parvenu à mettre à bas le bipolarisme de la vie politique (droite/gauche). Tout cela sans pratiquement aucune expérience politique, sans parti et en étant quasi inconnu il y a encore 3 ans.

En Marche

En attendant que ce mouvement se mue en parti, la mobilisation des divers comités créés spontanément a permis l’élection d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui, il est tentant de se lancer dans la bataille des législatives sous cette investiture et beaucoup attendent ce renouvellement de la vie politique. Toutefois, l’éventuel candidat devra débourser environ 30.000 euros et il est difficile pour un néophyte de mener une campagne électorale : meetings, porte-à-porte, équipe de campagne… tout ceci sans soutien ou presque dans la mesure où la République En Marche, le parti présidentiel n’est pas encore prêt.

Lorsque le candidat Macron était venu à La Réunion, beaucoup avaient glosé sur 2000 participants à son meeting du Stade de l’Est. Et pourtant, pour un comité local sans relais politique, c’était déjà très bien 2000 personnes un samedi après-midi, sans personnel communal mobilisé, sans bus réquisitionné, sans pratiquement aucun élu de terrain.

L’échec du PS était, lui, prévisible dès les primaires de 2012. La divergence entre les ailes droite (Valls) et gauche (Hamon) du parti a éclaté au grand jour. Parvenant à représenter une synthèse ente les deux, François Hollande a bénéficié de la lassitude des Français pour Nicols Sarkosy. Mais l’usure du pouvoir et l’artifice attribuant un peu de social pour conforter l’aile gauche et beaucoup d’économie pour conforter l’aile droite ne pouvait durer indéfiniment. Hollande a préféré renoncer à se représenter, l’échec du PS était alors patent. Le candidat d’En Marche l’a pressenti, il en a profité. Sa confrontation télévisée avec Marine Le Pen a conforté son image et sa position de favori. Car on ne vote pas POUR le Front National (ou très peu), on vote CONTRE l’insécurité, l’émigration, l’Europe… L’incompétence et l’agressivité de Marine Le Pen ont fait le reste. Le Racisme caché le Souverainisme, l’autoritarisme caché derrière les sourires et les beaux discours sont apparus au grand jour.

Et Maintenant ?

On jugera le jeune Président de La République sur ses actes. Des dossiers brûlants l’attendent. Citons par exemple :
– l’Europe. Européen convaincu, E. Macron doit relancer le processus européen (avec l’Allemagne) en panne depuis l’instauration de l’euro en l’an 2000. Il faut de nouveau faire rêver les citoyens de l’UE et faire reculer les volontés de départ (cf. Brexit). En outre, l’UE doit régler les difficultés démocratiques en Pologne et surtout en Hongrie.

– La retraite. E. Macron a promis de simplifier le système : rapprochement public – privé, système à point. Il y aura des gagnants et des perdants. On verra s’il tient bon et si ce qui en sortira atteindra les objectifs de clarification et de maîtrise des coûts.
– La vie publique. Le nouveau Président parviendra-t-il à moraliser la vie publique ? A diminuer les effectifs de sénateurs, députés ? A simplifier le mille feuille administratif ? Issu de l’ENA, technocrate, sera-t-il en mesure de mettre au pas l’administration française dont il est un des représentants ? On verra bien !

– Les affaires étrangères. Le terrorisme est toujours présent et actif, la Russie menace les frontières de l’Europe en Ukraine, en Géorgie, les Etats-Unis veulent faire payer pour l’OTAN, la Turquie glisse peu à peu vers la dictature (depuis que les Turcs ont bien compris les réticences de l’UE à les accueillir en son sein). Voici un petit aperçu des dossiers brûlants et urgents. E. Macron a à définir le positionnement de la France. François Hollande s’en était relativement bien sorti, espérons qu’il en fera autant voire mieux.

– L’économie. Réformer pour réformer n’a aucun sens. La France entrera-t-elle enfin dans une économie du 21éme siècle ? Les attentes sont grandes, le nouveau Président est né avec les nouvelles technologies à la différence de ses prédécesseurs Les lois prises en tant que ministre étaient imparfaites, sera-t-il à même, maintenant qu’il a les mains libres, d’aller au bout de ses idées C’est sur ce point que le nouveau Président est le plus attendu. Pourtant quelles que soient les mesures prises, on ne pourra juger de leurs effets à court ou moyen terme (en tout cas pas lors de ce quinquennat) mais dans 20 ou 30 ans. Et revoilà l’ingratitude du temps, le nouveau Président y résisterat-il ? Souhaitons que oui pour notre pays.

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Source:: Zinfo974