Visite de Dodu: les bâtiments ont plus de 200 ans

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Aline Murin Hoarau, Conseillère régionale, déléguée à la culture a effectué hier une visite de Dodu. « J’ai accompagné un collectif qui se joint à d’autres associations dans la visite. Une prise de conscience de ce haut lieu de notre mémoire à préserver, à sauve. La Direction des affaires culturelles (DAC) était aussi présente.

 

Cette visite ne laisse pas indifférente rapporte la présidente de la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture de la Réunion.  « Des murs encore intacts, témoins du travail des anciens esclaves, marrons, engagés. Le bloc des noirs encore bien conservés et d’autres bâtiments témoins de notre passé colonial ».

Dans ces lieux transpirent, respirent l’âme de nos zancèt. Nous devons nous mobiliser pour arrêter ce massacre. En France, le patrimoine est précieux. Le château de Versailles, Vincennes, les cathédrales gothiques, le cœur médiéval de Paris et … tant d’autres monuments et bâtiments qui sont conservés et réhabilités.

Et nous, … à La Réunion …On continue encore à piétiner, à réduire en miettes notre passé, nos souvenirs, à démolir notre histoire. La collectivité régionale a placé ce mandat sous le signe du patrimoine, de la culture 974, attendons alors l’union plus que renforcée de l’État qui nous a ouvert les portes de ce haut lieu de la mémoire hier et surtout de la ville de Saint-Denis qui cultive toujours le silence. Les logements sont nécessaires, mais pas n’importe où, pas à n’importe quel prix.

Dodu retrace, explique-t-elle, le souvenir de ceux qui ont dit non à l’atrocité, à l’abjection du système concentrationnaire de plantation. Dodu, c’est surtout ce site qui a archivé l’âme, le courage, la résistance, la fierté, la souffrance de ceux qui ont été dominés par l’abus colonial, nos Zancêt. Nous n’avons pas encore aujourd’hui de lieu de cette valeur qui témoigne de notre passé, de notre histoire.

Réunionnais, nos Zancèt ont participé à la réussite économique de notre chère France Républicaine. La connaissance de notre passé ne s’arrête pas seulement à la soit disant grotte des premiers Français ni aux blanches travées des villas créoles. Pour dépasser « un passé traumatique et ne plus le reproduire, encore faut -il le connaître en valorisant ces traces, ces témoins : notre patrimoine. »

 

 

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