(VIDEOS)/ Une brigade verte de la Cirest pour traquer les pollueurs : jusqu’à 450 € d’amende

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Son nom exact c’est Brigade Intercommunale de l’Environnement (BIE). Une unité composée de 5 agents (dont des anciens contrôleurs ou ambassadeurs du service Environnement de la Cirest et une fonctionnaire de la police nationale en disponibilité). Ce dispositif a été déployé depuis trois mois sur tout le territoire Est (6 communes) afin de veiller à la propreté de la région et au bien-être des administrés. Jean-Paul Virapoullé, président de la Cirest, souhaite mettre fin au problème des dépôts sauvages “qui enlaidissent notre île et entraînent des problèmes de santé”. Il est au micro d’Yves Mont-Rouge :

Depuis plusieurs années, la Cirest a investi dans la communication, dans la sensibilisation afin de lutter contre les “incivilités en matière d’environnement mais les élus et administratifs en charge de ce dossier estiment aujourd’hui qu’il faut passer au “volet répressif”. C’est ce qu’explique Mickaël Boyer, responsable de la BIE :

Ce matin, ce dispositif en fonction depuis mars dernier a été officiellement présenté à la presse. Jean-Paul Virapoullé était à cette occasion entouré des élus de la Cirest (Henri Chane Tef, Nadia Tipaka, Marie-Claire Naud Carpanin et Liliane Nalatiapoullé) ainsi que du DGS Jean Massip et de Bénédicte Archambault, directrice du service “Environnement” de l’intercommunalité.

La Brigade Intercommunale de l’Environnement (BIE) est assermentée et habilitée à verbaliser toutes celles et tous ceux qui ne respecteraient pas la réglementation dans le domaine de l’environnement : dépôt d’ordures sauvages, non respect du calendrier des collectes…

Des amendes de 38 € à 450 €

Depuis trois mois qu’ils sont en fonction, les agents de la BIE ont déjà verbalisé 10 fois. Les sanctions vont de l’avertissement verbal à une procédure pénale avec signalement à l’Officier du ministère public, sans compter le passage par la case tribunal-procès. Les élus ont décidé de sévir et de sanctionner “car il n’est pas admissible de laisser pourrir notre île”, a souligné le président de la Cirest, qui a demandé à la BIE de “cogner fort”.

Les agents de la Brigade intercommunale de l’Environnement qui interviennent tant en milieu urbain que rural (aussi bien en ville, dans les quartiers qu’aux abords des champs de cannes) agissent en complémentarité avec les policiers municipaux en vertu du code pénal, du code de la santé publique, du code de la route et du règlement sanitaire départemental.

Les amendes vont de 38 euros (non respect du calendrier de la collecte) à 450 euros (dépôt de déchets autour des bornes d’apport volontaire, présentation des déchets en dehors des emplacements désignés par la collectivité, dépôt de déchets à l’aide d’un véhicule en dehors des emplacements autorisés) en passant par 150 euros (présence permanente des bacs sur la voie publique, présentation d’ordures ménagères en dehors des bacs…).

Les agents de la BIE qui se déplacent en binôme (ou parfois en trinôme) sont dotés d’un GVE (Géo Verbalisation Electronique) qui leur permet d’avoir l’adresse et le nom des personnes en situation non réglementaire concernant la gestion des déchets. L’équipe devrait être prochainement renforcée de deux personnes.

Jean-Paul Virapoullé et les élus de la Cirest lancent un appel aux administrés de la région Est afin de signaler tous dépôts d’ordures sauvages. “Cette politique pour la propreté de notre région, nous la menons avec et pour la population”, insiste le président de la Cirest. Tous les signalements (avec ou sans photos des sites concernés) sont à envoyer sur le site de la Brigade (bie@cirest.fr). Des numéros de téléphone sont également à la disposition des administrés afin de signaler les incivilités  : 0262 94 70 01 ou 0 800 092 111.

“Les administrés de l’Est disposent déjà de tous les équipements nécessaires pour une gestion raisonnable de leurs déchets et ordures ménagères. Il existe des déchetteries, des bacs de tri, des bornes, des collectes régulières. Il est inadmissible que des déchets puissent être déposés dans la nature”, estime Nadia Tipaka. “Lorsqu’on protège notre environnement, on protège notre santé”, a ajouté Jean-Paul Virapoullé.

Dans le Sud où cette brigade est en action depuis plusieurs mois déjà, pas moins de 700 contraventions ont été dressées l’année dernière par la Civis. “Pas question de laisser sévir les cochons !” a déclaré un élu en référence à un site déjà bien connu.