(VIDEO)/ Le PS et Jean-Claude Fruteau soutiennent le candidat Le Constant à St-Benoit

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« Ce sera une liste de rassemblement et d’union de toutes les forces progressistes avec des jeunes et moins jeunes ainsi que des gens de la société civile ; Une liste qui sera conduite par un socialiste ». Et le socialiste, ce sera lui, Philippe Le Constant, l’actuel conseiller départemental du canton 8 (Saint-Benoit/Sainte-Rose-Saint-Philippe). Philippe Le Constant a été également candidat PS aux législatives de 2017 dans la 5ème circonscription. Il avait terminé premier à Saint-Benoît avant de soutenir Jean-Hugues Ratenon au second tour.

Depuis 1982, Philippe Le Constant a toujours été aux côtés de Jean-Claude Fruteau, élu maire de Saint-Benoit en 1983. Ce dernier, après avoir été élu député européen sur la liste socialiste en 1999, lui avait même laissé la main sur la gestion municipale. Mais en 2001, Philippe Le Constant, tête de liste pour la première fois à une élection municipale, perd face au candidat de la droite Bertho Audifax. Jean-Claude Fruteau a dû revenir en 2008 pour reprendre « sa » mairie au Dr Audifax.

Philippe Le Constant, qui a tenu une conférence de presse, ce soir, salle «Cocotier » à Bras-Fusil, dit avoir tiré les leçons de cet échec et envisage cette nouvelle municipale où il sera le capitaine d’une équipe avec optimisme. Il a été désigné “premier des socialistes”, jeudi dernier, suite au vote de la section PS de Saint-Benoit à laquelle fait partie le maire sortant Jean-Claude Fruteau. Deux jours plus tard, il a été investi par la fédération socialiste de La Réunion. C’est lui qui a donc été désigné pour mener la bataille des municipales à Saint-Benoit en 2020.

« Je ne conduirai pas une liste socialiste mais une liste de rassemblement, d’union faite de Bénédictines et de Bénédictins pour construire l’avenir de Saint-Benoît », a-t-il précisé d’emblée, ce soir, en présence d’une grosse poignée de militants.

Conscient de l’état de la gauche « dispersée pour ne pas dire divisée », Philippe Le Constant constate aussi que la droite est logée à la même enseigne. Ce qui fait que cette élection ne sera pas comme les précédentes. « Ce sera une élection difficile avec une campagne très longue », mais Philippe Le Constant se sent « capable » et estime « avoir les épaules solides » pour mener à bien ce combat, « même si, reconnaît-il, la pression sociale est très forte dans des collectivités de plus en plus dépourvues de moyens publics ».

Dans le cadre de l’élaboration d’une liste de « rassemblement progressiste » pour 2020, le candidat Le Constant annonce avoir déjà discuté avec PLR (Pour La Réunion) d’Huguette Bello, également avec Jean-Hugues Ratenon (La France Insoumise) afin de bâtir un projet pour Saint-Benoit. Il discutera prochainement avec d’autres responsables de formations politiques de gauche et progressistes. « Nous procéderons par étape : d’abord la constitution d’une plateforme d’union, ensuite l’élaboration du projet et, en dernier, le choix de l’équipe, celle qui sera à même de conduire le projet jusqu’à son terme en prenant en considération toutes les priorités pour Saint-Benoit telles que le logement, la circulation… Il faudra, par exemple, convaincre la Région, qui arrive à trouver 2 milliards d’euros pour la NRL mais qui n’a toujours pas été en mesure de trouver quelques millions pour régler le problème d’embouteillage à Saint-Benoit, matin et soir », insiste Philippe Le Constant.

Selly, Ramin, Gangnant-Payet, Dalleau, Brasier et les autres

« Je ne vais pas promettre la lune aux Bénédictins, mais je serai, avec l’équipe, porteur d’un projet ambitieux et réaliste », indique le candidat socialiste. C’est ce qu’il a expliqué, ce soir, au micro d’Yves Mont-Rouge :

Philippe Le Constant a été le seul à faire acte de candidature au sein du PS. En revanche, à Saint-Benoit, ils seront plusieurs à postuler au fauteuil qui sera laissé vacant par Jean-Claude Fruteau. L’avocat Patrice Selly ne cache pas ses ambitions. Après avoir fait un bout de chemin avec le maire sortant en 2014 pouravoir été élu sur la liste de ce dernier, il a décidé de prendre ses distances. Au sein de l’actuelle majorité municipale bénédictine, Valérie Gangnant-Payet ne cache pas non plus ses velléités. Pour avoir mené campagne aux dernières européennes avec En Marche au profit de la liste « Renaissance » sur laquelle figurait Stéphane Bijoux, l’adjointe de Jean-Claude Fruteau attend un soutien de Didier Robert (Objectif Réunion) mais aussi celui de La République En Marche ! (LREM). Sabrina Ramin, actuelle conseillère départementale, sera également candidate. Idem, on le suppose, pour Jean-Luc Julie, qui avait réussi l’exploit de mettre pour la première fois en ballotage Jean-Claude Fruteau aux municipales de 2014. Jean-Luc Julie est un ancien colistier de la première heure de Fruteau. Il prend ensuite ses distances avant d’adhérer, à l’exception du Front national, tout ce que La Réunion peut compter de partis politiques.

D’autres noms circulent à Saint-Benoit pour les municipales : Patrice Dalleau qui est plutôt de droite mais qui se présentera sans étiquette ; Michel Allamèle, chef d’entreprise. Il est aussi question d’un médecin chef de service au GHER. Quid du communiste Dominique Atchicanon, actuellement adjoint de Jean-Claude Fruteau ? Composera-t-il avec Le Constant ou décidera-t-il de conduire une liste au premier tour ? Quid également d’Henri Chane-Tef, l’ancien référent territorial d’En Marche à La Réunion et actuel 1er vice-président de la Cirest et adjoint au maire de Saint-Benoit ? Du côté de l’opposition municipale, il devrait y avoir un candidat. Enfin, Marie-Luce Brasier devrait porter les couleurs du Rassemblement national (RN) dans cette commune de l’Est. Comme vous pouvez le constater le fauteuil occupé par Jean-Claude Fruteau de 1983 à 2020 (hormis la parenthèse 2001-2008) sera très convoité.

Y.M.

(montrougeyves@gmail.com)

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