Lycée professionnel : qu’est-ce qui change à la rentrée 2019 ?

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Le lycée professionnel a vocation à être pour les élèves un tremplin vers une insertion immédiate dans la vie active ou vers des poursuites d’études réussies. La transformation qui s’engage va répondre à cette ambition grâce à une meilleure articulation entre enseignements professionnels et enseignements généraux et grâce à une complémentarité renforcée entre apprentissage et voie scolaire.

Des familles de métiers

À partir de la rentrée 2019 en seconde professionnelle, les formations ne sont plus organisées en spécialités mais en « famille de métiers». Une famille de métiers est composée de plusieurs spécialités de baccalauréat professionnel. Elle regroupe des spécialités de baccalauréat qui demandent des compétences communes. Des parcours plus progressifs sont ainsi proposés aux élèves, qui ont choisi un secteur en fin de troisième, puis choisiront leur spécialité de baccalauréat à la fin de la classe de seconde, en ayant une meilleure connaissance des métiers.

3 familles de métiers sont mises en place à la rentrée :

– les métiers de la construction durable du bâtiment et des travaux publics

– les métiers de la gestion administrative, du transport et de la logistique
– les métiers de la relation client

Plus d’accompagnement pour consolider les apprentissages

À la rentrée, les élèves de seconde professionnelle (comme ceux de seconde générale et technologique) passent des tests de positionnement en français et en mathématiques, ainsi qu’un test oral facultatif, permettant de faire le point sur leurs acquis, leurs besoins et de bénéficier si besoin d’un renforcement des connaissances dans ces matières. Chaque élèves bénéficiera de 100 heures par an pour consolider les apprentissages, se renforcer en français et mathématiques et construire son projet d’avenir.

Des passerelles entre l’apprentissage et le statut scolaire

Concrètement, il s’agit d’offrir aux jeunes la possibilité d’adopter différents statuts tout au long de leur formation : scolaire, apprenti, voire stagiaire de la formation professionnelle.

Dans l’académie, l’objectif est de développer dans les établissements des formations mixtes, dans lesquelles des apprentis seront accueillis avec des scolaires. 13 établissements scolaires ont créé une unité de formation par apprentissage (UFA) par convention avec le CFA académique.

À la rentrée 2019, le nombre de formations mixtes mêlant scolaires et apprentis passera à 26 (contre 11 en 2018-2019).

Une nouvelle modalité pédagogique : la co-intervention

À compter de la rentrée 2019, les grilles horaires font apparaître des heures d’enseignement en co-intervention, pendant lesquelles deux enseignants interviennent ensemble dans une même salle (ou un même lieu) et au même moment. L’objectif de rendre plus concrets les enseignements généraux, en mettant en perspective les situations professionnelles et en rendant plus lisible le sens des enseignements, généraux comme professionnels, accroître la motivation des élèves et favoriser leur engagement dans leur formation.

Le co-enseignement se met en place en mathématiques avec l’enseignement professionnel (en CAP), en mathématiques-physique-chimie avec les enseignements professionnels (en baccalauréat professionnel) et en français avec les enseignements professionnels (en CAP et baccalauréat professionnel). Il s’agit de créer des ponts entre les disciplines pour apporter de la cohérence à la formation globale délivrée aux élèves.

Les professeurs de lycée de professionnel de l’académie ont bénéficié pendant l’année scolaire de formations, afin d’adapter leurs pratiques pédagogiques à la co-intervention.

 

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