Attention aux faux courriers de l’Elysée !

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Je ne cesserai jamais de vous remercier de votre fidélité de plus en plus grande pour l’édito du lundi. Vous êtes en effet nombreux à réagir chaque semaine. Merci pour toutes vos réactions, vos sollicitations et vos interrogations aussi. L’édito du lundi est pour moi l’occasion de vous répondre, non pas à toutes et à tous, malheureusement, car il me serait impossible de le faire, question de temps. J’aimerai toutefois revenir sur une des remarques qui ont été faites cette semaine concernant l’émission « Entretien » avec Olivier Rivière, maire de Saint-Philippe et 1er vice-président de la Région. Il y en a parmi vous qui m’ont demandé, je cite, « si la Région a mis la main sur Free Dom ». Sous-entendu, si freedom.fr a invité un proche de Didier Robert, cela voulait peut-être dire, selon certains internautes, fidèles de Free Dom, que nous avions été contraints de le faire. Vous imaginez donc bien que de telles remarques méritent quelques précisions.

Et de un, à ma connaissance, la Région n’a jamais eu l’intention de vouloir « mettre la main » (pour reprendre votre expression) sur Free Dom (radio et site internet). Et de deux, toujours à ma connaissance, Free Dom n’est ni à vendre, ni achetable. Et nous n’avons fait aucune demande de subvention à quiconque. Il ne faudrait donc pas confondre, s’il vous plaît, Free Dom avec certains autres médias de la place qui seraient au garde à vous des élus qui les financent.

Pour revenir à « Entretien », cela a été un réel plaisir pour nous de recevoir Olivier Rivière, de la même façon que nous avons reçu, depuis le lancement de cette web émission politique, tous les autres maires (Marco Boyer, Joseph Sinimalé, Jean-Paul Virapoullé, Gilbert Annette, Vanessa Miranville, Daniel Gonthier, Bachil Valy, Michel Vergoz, Stéphane Fouassin, Maurice Gironcel, Michel Fontaine, Serge Hoareau, Daniel Pausé…). Idem lorsque nous avons reçu les parlementaires (Jean-Hugues Ratenon, Ericka Bareigts et David Lorion) ou encore les responsables de partis politiques comme Farid Mangrolia (En Marche) et Philippe Naillet (PS).

Pour votre information et vous ôter tout doute, sachez que j’ai adressé une invitation à tous les maires, tous les parlementaires et aux deux présidents des deux principales collectivités locales, Département et Région. Cyrille Melchior est venu dans notre studio. Concernant Didier Robert, en dépit de deux demandes faites auprès du service communication de la Région, nous n’avons jamais eu de suite. Pas même une réponse, ne serait-ce par politesse pour nous dire « non ». La députée Nadia Ramassamy nous a fait savoir via son attaché parlementaire que l’émission ne l’intéressait pas. Même chose pour le maire des Avirons, René Mondon, en précisant via sa secrétaire qu’il n’était pas habitué à ce genre d’exercice. Patrick Malet, maire de Saint-Louis, a annulé un rendez-vous au dernier moment. Richard Nirlo (Sainte-Marie) et Patrick Lebreton (Saint-Joseph) sont respectivement programmés pour le 11 et le 24 septembre. Quant aux autres maires et parlementaires, nous n’avons pas encore eu pour l’instant de retour à nos textos et/ou mails. Il va sans dire que nous respectons le choix de tout un chacun (chacune). Nous faisons avec celles et ceux qui acceptent l’invitation. Je rappelle si besoin que nous avons invité sans aucune exception tous les maires, tous les parlementaires ainsi que les deux présidents quelle que soit leur étiquette politique. Dans un deuxième temps, nous inviterons autant que faire se peut les candidats aux municipales de mars prochain. J’espère avoir répondu à vos questions et dissipé vos doutes !

« Merci pour le coup de main au Journal de l’île »

Vous avez raison de vous interroger et de nous interpeller. Il ne vous aura pas échappé que nous vivons une époque dangereuse où tous les coups semblent être permis. Témoin, cette lettre anonyme que Free Dom a reçue tout récemment. Nous la publions ci-dessous dans le but de vous alerter :

On connaissait les arnaques au téléphone ou encore via les réseaux sociaux. Pas plus tard que vendredi dernier, le député Jean-Hugues Ratenon a appelé la radio pour mettre en garde contre les usurpations d’identité. Plusieurs élus ont déjà été piégés. Voici maintenant les faux courriers ! Celui que nous publions en est un, à coup sûr, car on imagine mal un chef de cabinet du Président de la République écrire à un président de Région, en l’occurrence Didier Robert, comme on peut le voir sur le courrier ci-dessus, pour le remercier du « coup de main au Journal de l’île». Rappelons que le JIR a obtenu de la Région une subvention de 2 millions d’euros, que cette subvention a été examinée puis votée en commission permanente en août-septembre 2017. Or, le faux courrier est daté de novembre 2018, soit un an après. Et puis, on voit mal un Président de la République s’immiscer dans la vie d’un petit (attention, il n’y a rien de péjoratif) journal départemental. Quel intérêt pour lui ? Sans compter que s’il y a bien un Président que la direction du Journal de l’île n’a pas manqué de remercier publiquement et chaleureusement (je n’invente rien, il n’y a qu’à reprendre certains éditos du samedi), c’est bien François Hollande, le prédécesseur d’Emmanuel Macron. Sans être un expert en « Economie » (comme mon ami Pierrot), j’ai cru comprendre que sous la mandature de François Hollande et grâce à Ericka Bareigts, « la jolie petite ministre » (elle était à l’Egalité réelle puis à l’Outre-mer), il y a eu des interventions appuyées auprès de Bercy pour l’apurement de certaines (grosses) dettes bancaires du Journal de l’île. Raison pour laquelle, je trouve que le courrier ci-dessus, signé de Xavier-François Lauch, chef de cabinet d’Emmanuel Macron, est trop « gros doigt » pour être vrai. Elle est très bien faite, cela dit, avec l’en-tête de l’Elysée et tout ! Mais… Vous voilà avertis chers freedomiens, chers internautes. Il faudrait vraiment faire attention aux fausses lettres qui circulent !

« Totochement au sein de la rédaction »

En parlant du JIR, et cette fois, c’est bien réel, en revanche, le journal de M. Abdoul Cadjee devrait être fixé sur son sort très prochainement (mercredi 11ou mercredi 18 septembre) devant le tribunal. Rien ne va plus ! Les ventes dégringolent. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le directeur général qui a effectué une descente, il y a une semaine, au sein de la rédaction. C’était un jeudi matin. Il était accompagné de la DRH. Le DG, comme c’est souvent le cas, a tiré à boulets rouges sur la rédaction. Personne n’a répliqué, sauf un, le rédacteur en chef qui a « osé » dire que si les ventes étaient à la baisse, c’était peut-être parce que le JIR était trop « marqué Région ». « Marqué » ou « maqué » ? Colère du DG, qui a vu rouge : « qu’est-ce qui vous fait bouffer, votre déontologie, vous croyez ? », s’est-il adressé aux journalistes et photographes. Aucun syndicaliste, pas même les délégués du personnel n’ont tiqué. Comme me le racontent plusieurs employés présents lors de cette réunion, le DG s’est alors brusquement levé et a marché d’un pas décidé en direction du rédacteur en chef. « Un chié d’geste ! », comme dirait l’autre. Il aura fallu l’intervention d’un journaliste proche du rédacteur en chef pour éviter un « totochement ». Ce dernier, déjà pas très costaud, s’est posté entre les deux. « On aurait dit un film cow-boy », précisent certains employés, qui n’en reviennent pas de cette scène surréaliste au sein d’une rédaction, en France, en 2019 ! Pour calmer les esprits, le directeur de la rédaction a promis de présenter au plus vite, à la direction générale, un projet innovant avec de nouvelles rubriques plus modernes dans l’espoir de rebooster les ventes. Un projet-miracle, en somme ? Lors de cette même réunion, il a été dit que le JIR accuserait un déficit de l’ordre de 1,9 millions d’euros en 2019. C’est le chiffre qui a été lâché. Le DG a signalé qu’il a pu récolter entretemps entre 800 et 900 000 €, qu’il aurait aussi trouvé un nouvel actionnaire, mais il s’est gardé de révéler l’identité de ce dernier. D’après mes informations, le nouveau projet rédactionnel ne devrait pas (plus) concerner le rédacteur en chef, qui s’est pris une lettre recommandée et, dans la foulée, il a été « invité » à prendre tous ses jours cumulés de congés et de récupération. Une façon parmi tant d’autres de le « border » avec douceur et de lui faire des « adieux » ? Ce n’est pas la première fois que cette méthode serait utilisée au sein de l’entreprise par l’actuelle direction générale… J’en connais même qui pourrait témoigner !

Avant de parler politique et des municipales, un petit mot sur cette affaire de trafic de voitures de La Poste. Depuis que j’en ai fait état dans un édito, il y a deux semaines, les appels affluent, émanant des victimes de SB et de JM, respectivement commerçant toujours en fonction et syndicaliste de La Poste déjà « viré » de ses fonctions. Une jeune femme a déjà déposé plainte et fait tout pour récupérer ses 4 500 € en espèces, lesquels ont atterri dans les poches de SB, qui continue à mener la belle vie entre La Réunion et Madagascar. Le préjudice de cette arnaque aux véhicules de La poste monterait à plusieurs dizaines milliers d’euros, à en croire les nombreux coups de fil que nous recevons depuis deux semaines. JM du temps où il bossait encore à La Poste s’occupait des voitures mises en vente. Les personnes intéressées par ces voitures à 3-4000 euros devaient s’adresser à SB, un commerçant du Moufia. SB et JM encaissaient le fric mais les véhicules n’ont jamais été livrés. JM faisait par la suite un chèque de remboursement à son nom, sauf que le chèque était toujours en bois. Un Collectif des « victimes de SB et de JM » devrait être monté prochainement afin d’entamer une action judiciaire « plus conséquente ». Nous vous en dirons plus la prochaine fois.

“Thierry Robert sera candidat à Saint-Leu, Gérald Incana à Saint-Paul…”

Nous en arrivons maintenant à la politique. Nous commençons par Saint-Leu où tout laisse à penser que Thierry Robert sera candidat. D’après nos informations, il devrait officialiser sa candidature d’ici à quelques semaines, sans doute dans le courant de la première semaine du mois d’octobre. Ses avocats parisiens et réunionnais (pas moins de 5), comme vous avez pu en prendre connaissance, sont persuadés que d’un point de vue purement juridique, l’ancien député de la 7ème circonscription est en droit de se présenter aux municipales de 2020 suite à une « interprétation politique » qui a motivé la décision du Conseil Constitutionnel de le destituer de ses mandats (député et maire). Thierry Robert a écrit récemment au préfet de La Réunion. Mais quelle que soit la réponse du représentant de l’Etat, il ira aux municipales à Saint-Leu, tout en entamant parallèlement une action administrative devant l’autorité compétente et en attendant une décision sur le fond qui devrait intervenir d’ici un à deux ans. Pour l’instant, l’ancien maire est en train de constituer sa liste pour affronter celui à qui il avait confié les clés de la mairie, à savoir Bruno Domen, son ancien homme de confiance. Thierry Robert estime avoir « été trahi ».

Nous restons dans l’Ouest. Direction Saint-Paul où la campagne, comme partout ailleurs, bat son plein. Joseph Sinimalé appelé encore « le bulldozer » passe ses journées et même une grande partie de ses nuits sur le terrain. Il n’a pas l’intention de se faire battre par Huguette Bello. « Bello non ! », laisse-t-il entendre dans son entourage. En revanche, s’il devait laisser la place, dans le cadre d’une union au second tour, il pourrait se ranger derrière le mieux placé dans son camp politique, à condition toutefois de récupérer un poste de sénateur. A gauche, la partie ne s’annonce pas non plus facile pour Huguette Bello qui a sollicité Gérald Incana, son ancien adjoint à l’Economie et ancien conseiller général du centre-ville. Mais ce dernier, chef d’entreprise qui gagne très confortablement sa vie, estime avoir déjà assez « donné » au clan Bello-Séraphin. Il a bien envie de partir à la bataille, comme un grand, en compagnie de Pascaline Némazine, une figure bien connue à Saint-Paul. Il le fera savoir en temps voulu.

Les municipales, tous les élus s’en préoccupent. A commencer par les leaders. Michel Fontaine, Didier Robert, Jean-Paul Virapoullé, Nassimah Dindar, Cyrille Melchior, André Thien-Ah-Koon, Joseph Sinimalé. Les stratégies s’ébauchent dans l’arrière-cuisine. Les petits règlements de compte ou les mises en garde sont d’actualité. A ce titre, lundi dernier, une élue d’une petite commune des hauts de l’île (sud-ouest) a été convoquée dans le bureau d’un président d’une grande collectivité. Ce dernier a reproché à la petite dame (physiquement parlant) d’avoir posé sur une photo aux côtés de celui qu’il considère comme un adversaire politique. Juste avant d’entrer dans le bureau du président en question, une secrétaire est venue lui dire que le directeur de cabinet lui a demandé de laisser son téléphone, afin d’éviter un possible enregistrement de la conversation. La dame a catégoriquement refusé arguant du fait que c’était son téléphone perso. L’entretien a pu avoir lieu. « Je suis déçu par ton comportement, de te voir aux côtés du LPA », lui a reproché le président. Qui a ajouté : « je serai impitoyable et méchant envers celles et ceux qui trahissent ma confiance », lui a dit d’un ton menaçant le grand président tout en lui proposant de revenir sur sa décision et de faire un communiqué de presse afin d’annoncer son ralliement au candidat qui sera soutenu par la grosse collectivité dans cette petite commune des hauts de l’île, en mars 2020. « Demande moi ce que tu veux », a encore précisé le président. Réponse de la petite dame : « Je ne veux rien, je suis une de tes anciennes élues, j’ai marché pour toi, j’ai fait campagne pour toi en 2010, cela ne t’as pas empêché de me border… Ça fait plus d’un an que je te cours après, que je supplie ton cabinet pour obtenir un rendez-vous avec toi, vous n’avez pas hésité à me sanctionner dans le cadre de mon boulot, à faire injustement des retenues sur mon salaire, et là, tout d’un coup, parce que j’ai rejoint l’équipe d’en face, tu t’es rappelé que j’existais… ».

La petite dame est repartie tout sourire, soulagée d’avoir vidée son cœur, tout en se préparant psychologiquement au non-renouvellement de son contrat qui arrive à échéance en mai prochain dans l’établissement scolaire où à force de faire pitié, elle avait pu obtenir une petite place bordage, elle qui, pourtant avait ferraillé dur sur le terrain pour celui qui est devenu président de ladite grosse collectivité. Juste après elle, en quittant le bureau, c’est une autre élue, Sabrina Ramin, qui attendait a être reçue par le président qui consulte beaucoup depuis son bureau. C’était lundi dernier.

“Vincent Bègue sur une liste à Saint-Denis ?”

J’en viens maintenant à vous parler de Vincent Bègue, le discret mais non moins compétent directeur de cabinet de Didier Robert, président de Région, qui a quitté son poste la semaine dernière pour être remplacé par Jean-René Dreinaza, l’ancien champion de boxe française et grand connaisseur du moringue. Pourquoi ce changement ? Pour autant, Vincent Bègue ne devrait pas être bien loin de Didier Robert. Les deux hommes sont très proches. Ils se font la bise. Bègue a toujours été un fidèle collaborateur. La famille Bègue est également très connue dans les hauts de Saint-Denis. Il est dit que Vincent Bègue devrait se retrouver sur une liste aux municipales de 2020 dans le chef-lieu ; Une liste qui serait conduite pas Didier Robert, lequel a prévu d’officialiser sa décision d’ici à fin octobre-début novembre. C’est pour cette raison que Vincent Bègue aurait quitté ses fonctions 6 mois avant les prochaines échéances électorales pour être en conformité avec la loi. Il y a aussi une toute autre version à ce changement de direction, celle propagée par quelques « malokis » sans doute qui prétendent « qu’après le départ du chauffeur, parti à Paris, c’est au tour du directeur de cabinet de se mettre au vert en attendant l’issue des enquêtes en cours dont celle de la NRL, d’ici à novembre prochain, qui pourraient déboucher sur des mises en examen ». N’étant ni “devineur”, ni dans les petits papiers des juges et du procureur, je laisse la responsabilité de cette rumeur à leurs auteurs.

En politique, il faut voir loin. Je vous expliquai lundi dernier, que même en cas de défaite à Saint-Denis en 2020, l’objectif pour Didier Robert serait de totaliser au moins 40% des suffrages et de placer des hommes à lui pour les scrutins à venir (départementales). Il serait même prêt à croiser le fer avec Nassimah Dindar sur Saint-Denis, seul moyen de savoir une bonne fois pour toutes, qui est le plus populaire, électoralement parlant. Dans le camp des Dindar, rien de nouveau pour l’instant, par rapport à ce que je vous annonçais en juin dernier, à savoir que la décision sera prise seulement à l’issue du sondage qui a été commandé et qui a commencé début août. Selon les résultats, ce sera soit Nassimah, soit Ibrahim Dindar.

En Marche se cherche aussi un ou une candidate sur Saint-Denis. La vice-présidente de la Région, Faouzia Vitry, qui a rejoint LREM il y a peu, tiendrait la route, pour le moment. Michel Lagourgue « En Marche » lui aussi, a déjà clairement fait savoir qu’il ira sur la liste de Didier Robert à Saint-Denis.

“Pierre Vergès candidat au Port, “bèsement” dan’ comité central !”

Après le Nord, retour dans l’Ouest, au Port plus précisément où la bataille s’annonce rude pour Olivier Hoarau (PLR), le maire en place. Face à lui, outre ses ex élus de la majorité, aujourd’hui dissidents, comme par exemple Sergio Erapa, il trouvera également sur son chemin Pierre Vergès dont le papa, Paul, a laissé son empreinte dans cette ville où il a été maire durant de longues années. Mais si la candidature de Pierre Vergès, qui sera officiellement annoncée dans quelques semaines, risque de bouleverser la donne politique au Port, c’est surtout au sein du PCR qu’elle fait actuellement débat en opposant la « branche dure » du Parti incarnée par Ary Yee Chong Chi Kan à la « branche plus modérée » représentée par Maurice Gironcel et consorts. Akouèt et les siens soutiennent la candidature de Firoze Gador. Hier matin, à Sainte-Suzanne, lors de l’AG du PCR, Gironcel a passé la main à Yvan Dejean, qui est donc devenu le nouveau secrétaire général du Parti fondé par Paul Vergès. Maurice Gironcel est bien conscient de ce casse-tête chinois. Il lui faudra bien trancher d’autant qu’il aura besoin de la famille Vergès pour inaugurer sur le territoire de Sainte-Suzanne certaines réalisations dédiées à Paul. Il risque d’y avoir « bèsement » dan’ comité central autour de cette question de candidature communiste aux municipales de 2020 au Port. En 2014, le PCR n’avait pas soutenu Huguette Bello à Saint-Paul. Même si le Parti de Paul Vergès ne pèse électoralement plus qu’une seule commune, celle de Sainte-Suzanne, cela ferait bizarre aux yeux des militants de voir que Pierre, le fils, puisse être privé du soutien du Parti historique créé et animé par le père durant plus 50 ans.

“Un faux arrêt accident de travail au GHER de Saint-Benoit ?”

Je finis comme j’ai commencé, c’est-à-dire par un faux. Faux courrier sûrement et faux arrêt accident de travail, sûrement aussi. Cela se passe au GHER (Groupe Hospitalier Est Réunion) à Saint-Benoit. Les syndicats en sont encore tout retournés d’autant que la tentative de « tricherie » émane d’une employée du service DRH (Direction des Ressources Humaines) et pas n’importe laquelle. On dit toujours que l’exemple doit venir d’en haut. Mais force est de constater que là, ce n’est pas le bon exemple. Et pour cause ? A en croire les syndicats qui expliquent avec preuves à l’appui, l’employée de la DRH est partie en vacances en Australie du 1er au 23 avril derniers. Ses congés ont été signés par le directeur de l’établissement. Jusque là tout va bien. Le 19 avril, pendant ses vacances australiennes, elle effectue une sortie, son pied glisse sur des petits cailloux (c’est elle qui le précise dans un rapport), son genou reste bloqué. Elle reprend son travail, un des deux pieds plâtré. Elle constitue aussitôt un dossier et remplit une enquête pour accident de travail ou de service. Il s’agit selon elle d’une « rechute » suite à un accident survenu la première fois à Mayotte où elle bossait avant d’être mutée à Saint-Benoit-de-La Réunion. Petit problème : lors de ce premier accident survenu à Mayotte, qui lui avait valu un arrêt de travail, elle n’avait fait ni radio, ni IRM. Autrement dit, impossible de connaître précisément la nature de la première blessure survenue lors du premier accident à Mayotte. Il s’avère donc compliqué de savoir, dans ces conditions, si la « rechute » du 19 avril dernier lors de ses congés en Australie découle du premier accident. Malgré tout, elle remplie le formulaire « enquête » qui est signée par le directeur du GHER, le même qui avait signé ses congés du 1er au 23 avril. Jusque là, vous suivez ? Le 7 mai dernier, elle a produit un certificat signé par un médecin du GHER (service des urgences) qui confirme la « rechute » suite à un premier accident mais pour lequel personne, pas même la blessée, ne dispose d’un quelconque résultat d’examen médical. Un petit arrangement entre copains ? C’est ce que pensent les syndicats. Elle s’est fait opérer récemment du genou. Le 21 août, une demande a été envoyée au médecin expert pour savoir la « rechute » était imputable au service. L’avis des sommes à payer suite à l’intervention chirurgicale au GHER de Saint-Benoit pour la « rechute » survenue en Australie pendant les congés a été adressé à la direction des finances du GHER. La directrice du service des finances a fait annuler cet avis. « Tentative de triche ? », s’interrogent les syndicats qui attendent avec impatience l’avis du médecin expert sur ce dossier qui fait beaucoup jaser dans les différents services du GHER. A suivre !

Ce sera tout pour aujourd’hui. Bonne messe papale aux Malgaches (c’était hier), aux Mauriciens (ce sera aujourd’hui), ainsi qu’à tous les Réunionnais qui ont fait le déplacement dans ces deux îles de l’océan Indien, sans oublier les élus. J’en ai vu au moins un, accompagné de son épouse, sur les images et autres photos publiées dans la presse locale. Un beau moment de fraternité et de partage. Mais que les Réunionnais qui n’ont pas pu effectuer le voyage se rassurent ! Pas besoin à tout prix de s’approcher du Pape, de se montrer aux yeux du monde entier ou encore de “ripoliner” l’évêque de La Réunion pour obtenir la bénédiction de Dieu. Il suffit de prier quotidiennement et surtout discrètement dans son cœur, en restant simple et humble, tout en étant toujours bon et en paix avec son prochain.

Y.M.

(montrougeyves@gmail.com)

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