(VIDEOS)/ « la Sodiac ne vendra pas ses biens ! », explique la direction

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« On ne va pas brader la Sodiac », a insisté, ce matin, le Pdg Philippe Naillet, lors d’une conférence de presse tenue à Saint-Denis, au siège de la SEM. Accompagné du nouveau directeur général délégué, François Asservadompoullé (diplômé de la Sorbonne et ancien directeur financier de l’aéroport Roland Garros), l’élu de Saint-Denis a voulu « remettre les pendules à l’heure » et « mettre fin à la polémique ». Philippe Naillet n’a pas caché que « la Sodiac se trouve dans “une situation financière tendue », mais « pour autant, a-t-il dit, il n’y a jamais eu de malversations au sein de la Sem que je préside et qui a été contrôlée par l’ANCOLS ».

L’adjoint de Gilbert Annette a déclaré tout « assumer », mais il a tenu aussi à « rassurer ». « Assumer le choix d’avoir mis le paquet sur l’immobilier d’entreprise qui permet de dégager des marges et d’équilibrer sur le logement social ». Philippe Naillet n’élude pas « les difficultés de la Sodiac, des difficultés qui s’expliquent par des retards conséquents au niveau des opérations engagées ». Par exemple sur le terrain « Ghanty Royal » acquis en 2014 et sur lequel, il ne s’est encore rien passé.

« Dans notre métier, a-t-il souligné, on dépense beaucoup d’argent mais il y a un décalage entre le moment où vous lancez les opérations et celui où les recettes arrivent. Au-delà de nos difficultés conjoncturelles, la Sodiac est un opérateur reconnu ». La Sodiac, c’est aujourd’hui un capital social de 25 millions d’euros (4 M€ en 2014), un patrimoine de 400 M€, 3500 logements, sans compter 50 000 m2 d’immobiliers d’entreprise.

« Nous sommes aujourd’hui dans une situation d’impayés à -7 M€. Cette situation s’explique en interne par un choix de l’immobilier d’entreprise, mais aussi, en externe, par une situation économique fragilisée où le délai de règlement financier dans le bâtiment est de 123 jours. Il faut savoir aussi que sur les chantiers de la Sodiac, 18 entreprises ont fait faillite, pas à cause de la Sodiac. Mais nous avons subi les conséquences ; Il a fallu relancer les marchés… Nous évoluons dans un secteur fragile à l’instar de tous les autres acteurs de l’aménagement et de la construction », précise encore Philippe Naillet.

L’élu et l’administratif rappellent que de 2014 à aujourd’hui, la Sodiac a livré 1200 logements « qui étaient certes programmés, mais il fallait les faire sortir de terre. Pour cela, nous avons dû réinjecter des fonds propres dans la Sodiac ». Une recapitalisation qui permis de sortir d’une situation très compliquée. Le déficit d’autofinancement était de -3 M€ en 2015. IL est passé à -1,5 M€. « Nous avons impulsé le redressement de la Sodiac », insiste François Asservadompoullé, qui remplace Jean-Claude Pitou « remercié » par le conseil d’administration. L’adjoint d’Annette et son DG délégué se disent optimistes. Ils ont de l’espoir de remonter la pente. « Il faut garder la tête froide et ne pas tomber dans des polémiques stériles ».

Plus concrètement, « nous allons travailler dans l’urgence, donc sur le court terme pour sortir de notre situation d’impayés de -7 M€ », annonce Philippe Naillet. Comment ?

En sollicitant la mairie de Saint-Denis pour un compte courant d’avance. Lequel sera d’un montant de 4 M€ « afin d’amorcer la pompe ». Une avance sur laquelle le conseil municipal devra délibérer le 20 septembre prochain. Par ailleurs, la Sodiac, qui tiendra son CA le 1ç septembre, a également sollicité la banque des territoires pour un réaménagement des emprunts. Enfin, La CDC Habitat, qui n’est pas encore actionnaire, s’est engagée à accompagner la Sodiac via la constitution d’un compte courant associé.

François Asservadompoullé explique les actions qui seront mises en place à court terme . Il est au micro d’Yves Mont-Rouge :

Philippe Naillet et le DG délégué insistent sur le fait que les 4 M€ d’apport de la mairie de Saint-Denis, principal actionnaire de la Sodiac, seront remboursés d’ici à novembre 2019.

Mais alors, quid de la vente des biens de la Sodiac ? Seront-ils bradés ? « Cela faisait partie des hypothèses envisagées dans le cadre d’une démarche sérieuse, comme l’aurait fait n’importe quel patron d’une société en difficulté. Rien n’aurait été fait sous le manteau », indique François Asservadompoullé.

 

Il n’y aura donc pas de cession d’actifs à la Sodiac. Fermez le ban !

Y.M.

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