Covid-19 : cas “autochtone”, donc le virus était dans l’air, ici, depuis longtemps ?

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C’est la question que vous êtes nombreux à vous poser surtout depuis que vous avez appris, depuis hier, qu’un cas dit “autochtone” figure parmi les 224 cas positifs au Covid-19 recensés à La Réunion depuis le début de la crise.

Pas besoin d’avoir fait médecine pour comprendre la différence entre les cas dits “importés”et “transmis” (ou par transmission). En revanche, tout comme vous, j’avoue que le terme “autochtone” interpelle à plus d’un titre.

Mais revenons au début de la crise. Le 11 mars, le préfet et la directrice de l’ARS annoncent officiellement que notre île est touchée par le virus Covid-19. Il s’agit d’un octogénaire revenu d’une croisière aux Bahamas. Avant de revenir dans l’île, il avait transité par Paris. On parle alors de cas “importé”, c’est-à-dire que la personne a été contaminée en étant en contact avec d’autres personnes dans un pays déjà touché par la maladie. La grande majorité des premiers cas détectés dans notre île concernent des cas dits “importés”.

Les autres cas concernent des cas dits de “transmission”. C’est-à-dire des personnes de La Réunion qui ont été en contact avec d’autres personnes déjà contaminées et revenant de métropole ou d’autres zones à risque, à savoir des personnes qui ont voyagé en Chine, en Italie, en Europe ou même dans la zone… avant de revenir à La Réunion…

Jusque là, tout est très clair. On imagine que les avions remplis qui se sont posés à La Réunion, sans contrôle aucun des passagers (à l’exception d’un flyer), ont dû ramener dans le département de charges virales importantes via de nombreuses personnes, lesquelles en ont localement contaminé d’autres.

Là où ça devient un mystère, c’est quand on parle de “cas autochtone”. Autrement dit, de cas qui ne sont ni “importés”, ni “transmis” par un “importé” à une personne présente à La Réunion. Non, un “cas autochtone” selon les explications médicales, est un cas qui est né ici et qui ne viendrait donc de nulle part ailleurs. Ce cas autochtone, on le sait depuis hier, concerne un individu de 47 ans qui résidait dans un centre d’hébergement social et qui a été pris en charge par le CHU Nord depuis hier.

Question : puisque les spécialistes, et même le préfet et la directrice de l’ARS, n’ont jamais cessé de répéter que “ce n’est pas le virus qui circule mais les hommes qui peuvent le transmettre”, d’où vient alors le Covid-19 qui a été détecté dans le “cas autochtone” que compte notre département depuis hier ?

Il a toujours été dit également que le Covid-19 est issu du marché d’animaux sauvages de Wuhan en Chine et qu’il aurait été transmis à l’homme suite à la consommation de pangolins et de chauves-souris…

Si ce cas “autochtone” n’a jamais “bougé” de son île, si elle n’a pas du tout voyagé, comment a-t-il pu contracter le virus Covid-19 ? A mon humble avis, indirectement par un contact avec une des milliers de personnes qui sont rentrées de métropole ou d’ailleurs, mais les spécialistes disent “non”. Pas rassurante du tout comme explication car cela voudrait-il dire que le virus était dans l’air à La Réunion depuis longtemps ? A moins qu’il ait consommé (lui aussi comme les habitants de Wuhan) des chauves-souris !

Si oui, cela voudrait dire aussi que le Covid-19 s’est retrouvé dans l’air ou sur une surface quelconque (poignée de porte etc…) car transportée par une personne déjà infectée suite à un contact direct ou indirect avec un cas “importé”. Au cas contraire, ce serait un vrai mystère et cela risque de semer encore plus la panique au sein de la population qui ne se contenterait plus seulement de se confiner dans sa case (en évitant même la cour ou le balcon) mais à rentrer carrément sous le lit !

Trêve de plaisanterie ! Avouons que pour l’instant, toutes les explications qu’on a pu entendre, qu’elles soient d’ordre médical ou administratif,  par rapport à ce cas “autochtone”, ne sont guère convaincantes. Elles sont même plutôt “flippantes”. En espérant que les instances publiques concernées apportent plus de précisions, et le plus rapidement, si possible, à la population confinée !