Covid-19 et déplacement : “une attestation pour mon fils de 2 ans ?”

0
L'article post original est disponible sur this site
Share Button

Nombreux sont les internautes qui nous écrivent pour nous faire part de leur “mésaventure” avec les forces de l’ordre. Lesquelles font incontestablement un gros travail depuis le début du confinement, le 17 mars dernier. Il en va ainsi de notre santé. Tout comme les personnels de santé et bien d’autres personnels dans d’autres corps de métiers, ces personnes n’hésitent pas à s’exposer, à prendre des risques pour notre protection.

Mais il arrive aussi que, parfois, il peut y avoir des “ratés” pour reprendre un mot employé, hier soir, par le Président de la République. Il faudrait que la préfecture parvienne à harmoniser les consignes au niveau des attestations de sortie. Tout dépend sur qui l’on tombe.

Cette maman que nous avons eue explique d’elle s’est faite contrôler par un gendarme du côté du Tampon qui lui a fait remarquer que la distanciation sociale de 1 mètre n’était pas respectée entre elle et son fils dans la voiture. “Je conduisais et j’allais faire quelques courses avec mon garçon âgé de 12 ans qui était assis sur le siège avant à ma droite… Pourquoi respecter la distanciation sociale dans notre voiture alors qu’à la maison, où nous sommes enfermés depuis le 17 mars, il est à mes côtés toute la journée, il fait sa sieste dans mon dos, et il regarde la télé la tête posée sur mes jambes ? Une relation normale entre une maman et son fils quoi !”.

Une autre maman explique qu’elle s’est faite refouler par un vigile alors qu’elle allait également faire ses courses avec son fils de 2 ans. Le vigile, qui a pris soin de citer les consignes que les forces de l’ordre lui ont dictées, a réclamé à la dame en question une attestation pour son fils de 2 ans. La dame a eu beau lui expliquer qu’elle avait la sienne et que pour un gamin de 2 ans, elle ne voyait pas trop l’intérêt, mais le vigile n’a rien voulu entendre.

“200 euros i trouve pas sous la patte cheval !”

D’autres internautes nous ont écrit pour exprimer leur agacement concernant les contrôles lors des activités physiques autorisées durant 1 heure dans un rayon d’un kilomètre autour du domicile. “En fait, ça dépend sur quel policier ou quel gendarme vous tombez. Y’en a qui sont un peu bouchés et ne veulent rien entendre, même quand vous êtes dans votre bon droit. Et quand le représentant des forces de l’ordre sent qu’il est dans l’erreur, il sort les gros moyens, c’est-à-dire le PV, et là, bien que vous ayez raison à 100%, vous la fermez quand même, vous baissez la tête et vous rentrez chez vous, en arrêtant toute activité physique. Il s’agit d’un abus de pouvoir mais c’est soit ça, soit 200 balles à débourser injustement. Le choix est vite fait !”.

Une maman raconte aussi qu’elle a été arrêtée par un policier. “J’étais avec mon enfant de 4 ans dans la voiture. Nous allions faire des courses. J’avais mon attestation et tous les papiers qu’il faut. Le policier m’a dit que je n’avais pas le droit de rouler avec une deuxième personne dans la voiture. Je lui ai répondu que je vivais seule avec lui. Il m’a dit que j’aurai dû le déposer chez quelqu’un. Je lui ai fait remarquer qu’on était en confinement et qu’il nous était interdit de rendre visite à la famille et aux amis. Sans compter que je sais que moi je n’ai pas le Covid, mais les autres personnes, je ne garantis rien !”. Des histoires comme celles-là, nous en recevons pas mal chaque jour ! Et en ces temps difficiles, où il semble y a avoir plus de PV que de masques ou des tests de dépistage, il faut être vigilant car 200 euros, comme dit créole, “i trouve pas sous la patte cheval !”.

Y.M.