Droit de Parole spécial “CMU” ce jeudi à 17 heures

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Suite aux nombreuses interrogations des auditeurs sur la nouvelle CMU, Mme Aude a décidé de consacrer son émission consommation DROIT DE PAROLES de ce jeudi 9 juillet à ce thème avec un invité de la Caisse Générale de Sécurité Sociale qui expliquera le nouveau dispositif et répondra aux questions individuelles en direct pendant 1 heure.

Il sera question des modalités de la nouvelle CMU, la Couverture Maladie Universelle.

RDV jeudi 9 juillet sur radio Free Dom, de 17H à 18H.

Cette nouvelle CMU a été fixée par deux décrets parus au Journal Officiel en fin d’année dernière et vise une certaine simplification qui viendrait  étendre l’accès aux soins pour les personnes actuellement éligibles à l’ACS.

Rappelons que pour bénéficier de la CMU-C – cette aide publique permettant aux personnes disposant de faibles ressources de disposer gratuitement d’une complémentaire santé -, un particulier doit enregistrer des revenus inférieurs à 746 euros nets par mois. Un montant qui grimpe mécaniquement à 1.119 euros pour un couple, à 1.343 euros pour un couple avec un enfant et à 1.566 euros pour un ménage de 4 personnes. Si ces profils dépassent ce plafonds, ils basculent alors dans l’ACS, une autre aide publique moins élevée qui permet à l’assuré de financer une partie de ses cotisations. Dans ce cas, les plafonds de ressources ne peuvent dépasser 135% du montant de la CMU-C, soit 1.007 euros nets par mois pour un célibataire, 1.510 euros pour un couple et 1.813 euros pour un couple avec un enfant.

Avec la nouvelle CMU-C contributive fusionnée, les personnes actuellement à l’ACS bénéficieront des conditions avantageuses de la CMU. Ils y gagneront au change, car en moyenne, la CMU prend en charge 416 euros de soin par an et par bénéficiaire, alors que le bénéficiaire de l’ACS ne touche en moyenne que 313 euros. Cette aide financière dépend bien évidemment de l’âge de l’assuré : 100 euros par an pour des personnes de moins de 16 ans, 200 euros jusqu’à 49 ans, 350 euros jusqu’à 59 ans et 550 euros au delà de 60 ans.

Passer à la CMU-C contributive permet, sur présentation d’une carte Vitale et d’une attestation de droit, de ne plus payer pour vos dépenses chez le médecin, à la pharmacie, dans un laboratoire d’analyses médicales, à l’hôpital, chez le dentiste, précise le ministère de la Santé. Une gratuité permise par la prise en charge à 100% du forfait hospitalier (normalement facturé 20 euros par jour), du ticket modérateur – c’est-à-dire la partie de vos dépenses à votre charge une fois la part de l’Assurance Maladie remboursée -, de la franchise médicale et de la participation forfaitaire d’un euro. Vous disposez également du tiers payant, et n’avez donc plus à effectuer d’avance de frais.

Autre gros avantage de la CMU-C contributive : certaines dépenses optiques, dentaires ou auditives courantes – prothèses notamment -, ne vous coûteront rien grâce à la prise en charge des dépassements au delà du tarif de référence de la Sécurité sociale.

Le décret précise par ailleurs que lorsqu’un foyer est éligible à la protection complémentaire, il devra obligatoirement recevoir de la part de l’Assurance maladie ou de sa mutuelle le montant annuel de la participation financière, ainsi que les garanties prises en charge ainsi que la durée du contrat. Chacun des membre d’un foyer éligible à la CMU-C contributive disposera dès lors d’un délai de 3 mois pour faire valoir ses droits.

CREDIT TEXTE : Capital.fr