La poste lance un timbre à l’effigie de Jacques Chirac à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition

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Le 28 septembre 2020, La Poste émet un timbre à l’effigie de Jacques Chirac à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition le 26 septembre 2019,  dessiné et gravé par Sarah Bougault d’après une photo d’Eric Lefeuvre.

Disponible en ligne sur le site OFFICIEL et SÉCURISÉ de La Poste ICI 

« Pas une minute je n’ai cessé d’agir pour servir cette France magnifique, cette France que j’aime autant que je vous aime. » Le dernier discours télévisé de Jacques Chirac, le 11 mars 2007, ressemble à une déclaration d’amour.

Né le 29 novembre 1932, petit-fils d’instituteurs corréziens, Jacques Chirac est un pur produit de la méritocratie républicaine. Si ses deux pieds sont enracinés dans le terroir provincial, son ambition est nationale et son ascension fulgurante.

Député à 35 ans, celui que Pompidou surnomme le « bulldozer » gravit quatre à quatre les marches du pouvoir : secrétaire d’État, ministre, puis deux fois Premier ministre, et enfin président de la République élu en 1995 et réélu en 2002. Ses quarante années de vie politique se confondent avec l’histoire de la Ve République ! Cet homme pressé, toujours en action, parfois battu jamais vaincu, a toujours recherché le juste équilibre entre la libération des énergies, source de croissance, et les politiques de solidarité qui sont le ciment de l’unité nationale.

Du « travaillisme à la française » au père rassembleur de la nation en 2002, réunissant 82 % des voix sur son nom, en passant par le libéralisme des années 1980 ou la dénonciation de la fracture sociale en 1995, « Dans un environnement qui change, il n’y a pas de plus grand risque que de rester immobile », disait-il.

Hédoniste, bon vivant, doté d’un solide coup de fourchette, il est estimé des Français, même de ses adversaires. Incarnant la France, sachant tenir tête aux États-Unis lors de l’intervention en Irak (2003), sonnant l’alarme écologique, il est vu comme un président sympathique, proche des gens. Passionné par les arts non occidentaux, il est à l’origine du musée du quai Branly qui porte désormais son nom et qui fait dialoguer les cultures. Lui qui, adolescent, collectionnait les timbres, aurait apprécié cet hommage philatélique. « Le timbre, disait-il, c’est un monde en miniature dans lequel chacun peut se projeter, trouver à s’instruire et surtout à rêver. »

Les infos techniques
Illustration et gravure : Sarah BOUGAULT
Impression : taille-douce Format du timbre : 30 x 40,85 mm
Présentation : 48 timbres à la feuille Tirage : 500 000 exemplaires Valeur faciale : 0,97 € Lettre Verte
Conception graphique timbre à date : Sarah BOUGAULT
 Dessiné et gravé par Sarah Bougault d’après © photo Eric Lefeuvre

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