Santé Publique France dresse un bilan épidémiologique de Mayotte

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Ce n’est pas un scoop, au début de l’année 2021, Mayotte a dû faire face à une seconde vague épidémique majeure. Les indicateurs épidémiologiques étaient en faveur d’une vague relativement sévère (taux d’hospitalisation élevé), qui a provoqué des tensions dans l’offre de soin sur l’île. Néanmoins, la situation s’est considérablement améliorée depuis et santé publique France établit un point de situation.

 

“A partir de mi-février, la circulation du virus a progressivement régressé. Le taux d’incidence est de nouveau sous le seuil de vigilance de 10/100.000 habitants depuis la S23 et le taux de positivité se situe en dessous du seuil de vigilance de 5% depuis la S17.

Actuellement, la circulation du Sars-Cov-2 est faible sur l’île. Depuis début juin, 3 cas par jour sont déclarés, pour une moyenne de 440 tests réalisés. L’activité de test est cependant bien plus faible que ce qui avait été constaté durant la seconde vague (pic à 3 314 tests pour 100.000 hbts en S5-2021)” indique SPF.

 

Or, ce début d’hiver austral est marqué par les départs en congés et l’organisation de grands évènements propices aux rassemblements à l’instar des grands mariages. Mais encore, et comme dit à maintes reprises, les échanges aériens qui auront lieu jusqu’à la rentrée scolaire exposent le territoire au risque d’introduction de nouveaux variants, notamment le Delta environ 40% à 60% plus transmissible que les virus historiques (Alpha, Beta et Gamma).

 

“Ce variant circule activement au Royaume-Uni, en Russie, en Indonésie, en Europe mais également en Afrique du Sud où il est maintenant dominant. Ce variant est a été identifié le 25 juin à La Réunion ; depuis, plusieurs chaînes de transmission autochtones ont été identifiées sur le département voisin, dont trois clusters. Dans ce contexte fragile, il est essentiel poursuivre les efforts de mise en œuvre des mesures barrières. Le contact tracing et les opérations de dépistage ciblé doivent être maintenus, tout particulièrement auprès des cas d’infection par des variants d’intérêt (VOC) ou de situation inhabituelles (incidence élevée dans un quartier) poursuit SPF qui sur 5 pages (document ci-après) décortique la maladie à Mayotte.

 

Mais en résumé, ce qu’il faut retenir est que si la maladie recule, elle peut revenir à chaque instant et se faire encore plus virulente qu’elle ne l’a été…

Mayotte_PER_09_07_2021 _VF