Nouvelle-Calédonie : PLR demande « la libération immédiate des indépendantistes »

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Le PLR s’insurge contre la décision de placement en détention provisoire et d’incarcération dans une maison d’arrêt de l’Hexagone, à Mulhouse, de Christian Tein, chef de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), collectif pro-indépendantiste mobilisé contre le projet de dégel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, de Frédérique Muliava, directrice de cabinet du président du congrès de Nouvelle-Calédonie-Kanaky, de Brenda Wanabo, mère d’un enfant de 4 ans à Dijon et Riom.

D’autres défenseurs de la cause indépendantiste, dont Joël Tjibaou, un des fils de Jean-Marie Tjibaou, président du FLNKS assassiné en 1989, sera lui fixé sur son sort mardi au plus tard, ont été placés en détention à Nouméa.
La réponse répressive qui consiste à emprisonner les leaders indépendantistes et à les déporter sur le territoire hexagonal ne fera que raviver les tensions. La France d’aujourd’hui renoue avec les méthodes coloniales de relégation, tels que le bannissement, la séparation d’avec la famille, la déportation dans un autre territoire, des leaders et opposants qui ne répondent pas aux attentes de la France et résistent à la colonisation de leur pays : A l’instar de Toussaint Louverture, ancien esclave, dirigeant de la révolution haïtienne déporté au Fort de Joux dans les montagnes du Jura où il mourut en avril 1803; Ranavalona, la dernière reine de Madagascar, les deux empereurs Thanh Thai et son fils Vinh San, Abdelkrim, président de la République du Rif, tous contraints à l’exil à La Réunion; plus de 2 100 Algériens résistants, déportés au bagne de Nouméa entre 1864 et 1897; le sultan du Maroc, Mohammed V exilé à Madagascar en 1954; Bourguiba « combattant suprême » de la lutte contre l’impérialisme français emprisonné en France de 1952 à 1955; les 13 exilés Réunionnais et leurs familles de « l’ordonnance scélérate » Debré du 15 octobre 1960…
Le PLR condamne ces méthodes coloniales qui se perpétuent en ce 21ème siècle. Le PLR rappelle qu’en reconnaissant l’existence d’un peuple autochtone et colonisé, l’accord de Nouméa conclu en 1998 a ouvert la voie à un processus de décolonisation et d’évolution institutionnelle pacifié.
Le PLR demande la libération immédiate des indépendantistes et la reprise d’un dialogue apaisé avec l’ensemble des parties prenantes en renouant avec l’esprit des accords de Nouméa pour la construction d’un avenir commun.